À l’âge de choisir une voie, j’ai embrassé la carrière d’institutrice, pour le meilleur et son contraire.
(Le meilleur : la transmission à l’adorable mouflaille. Son contraire : la tâche compromet quelque peu l’équilibre nerveux, on ne va pas se le cacher.)
Par échappées, je me suis adonnée à la peinture. Une passion contractée dans l’enfance. Toujours la main au pinceau et l’esprit rêvasseur, j’avais le goût de reproduire toutes sortes d’images qui me tombaient sous les yeux, encouragée par mon père (tailleur de son état).
Depuis, cette activité me tient lieu de refuge. C’est une façon de me soustraire au réel. Je m’enfouis dans la solitude et perds de vue tout ce qui m’entoure, le temps d’une toile. Seul l’art satisfait mon besoin d’évasion.
De bonheurs en infortunes, les années ont glissé. Cinq, puis trente autres… L’époque des blancs cheveux et de la retraite est venue. C’est-à-dire du temps libre. Du temps pour moi seule. Mais j’étais un peu en rade d’inspiration.
Ma fille m’a alors offert (à point nommé) un livre de Nan Goldin, une photographe américaine qui traite de la condition humaine et de la difficulté de vivre : l’émotion m’a saisie aussi sec. De quoi me donner du revif ! Je me suis sentie en affinité avec son univers. Si bien que j’y ai puisé mes sujets de toiles jusqu’à plus soif, en privilégiant le grand format.
Voilà l’histoire…
Vous trouverez quelques copies de grands maîtres (Tissot, Sargent, Millais et Courbet) : il s’agit pour moi de modestes exercices d’apprentissage.
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